Le régime dissocié scandinave
Le but
Avoir des réserves importantes en glycogène le jour de la compétition, le glycogène étant " le carburant " du muscle.
Le principe
Ces régimes reposent sur la loi de la surcompensation : si on épuise les réserves en glycogène d'un muscle, on obtiendra secondairement lors de la reconstitution des réserves un taux supérieur de glycogène.
En pratique, le régime est débuté 7 jours avant la compétition.
-1- les trois premiers jours, on épuise les réserves en glycogène.
Régime à 90% de lipides et protides(viandes, poissons, œuf, charcuterie, fromage, matières grasses)
Entraînement à 75% de la VO2max, pour bien épuiser les réserves.
Boire 5 litres d'eau par jour.
-2- les trois jours suivants on refait les réserves en glycogène et ainsi on "surcompense".
Entraînement léger à 25% de la VO2max.
Régime à 90% de sucres lents.
Boire beaucoup.
-3- Ainsi le septième jour les réserves seront plus grandes qu'à l'accoutumée.
Les inconvénients
La phase exclusive lipido-protitique peut-être très mal supportée, avec nausées, vomissements et fatigue.
Les variations brutales subies par le métabolisme de l'organisme ne sont pas, à mon avis, anodines ; mais je n'ai aucune documentation à ce sujet.
Il vaut mieux se limiter à une ou deux "expériences" dans l'année et tester, d'abord, ce type de régime hors compétitions.
De plus, un tel régime ne peut pas s'appliquer à un sport collectif, car il faudrait s'attendre à ce que la moitié des joueurs ne supportent pas la phase lipido-protidique. Nous verrons, dans le chapitre suivant, comment adapter ce type de régime au sports collectifs.
Le régime du " footballeur "
Ou, comment adapter le régime "scandinave " en sports collectifs ?
Prenons l'exemple d'une équipe de football qui jouerait tous les samedi soir et s'entraînerait cinq jours par semaine ( dimanche, mardi, mercredi, jeudi et vendredi).
• Le dimanche matin, réservé au "décrassage" et le lundi, jour de repos, seront mis à profit pour la récupération des efforts produits au cours du match.
Sans déséquilibrer le principe des portions, il faut éviter les viandes, les graisses, préférer le poisson et le blanc d'oeuf et toujours bien s'hydrater.
• Viennent ensuite le mardi et le mercredi, jours réservés à un entraînement en puissance-résistance en travaillant proche de la capacité maximale aérobie.
Un écart de régime est possible (viandes rouges, sauce...etc), mais éviter l'alcool.
• Le jeudi et le vendredi, sont généralement consacrés à la tactique et la technique.
Le régime privilégie les sucres lents, pour faire des réserves de glycogène en vue du match.
Le jour de la compétition
Il ne faut surtout pas changer ses habitudes alimentaires le jour d'une compétition.
Il faut respecter la règle des trois heures : pas de nourriture dans les trois heures qui précédent une compétition.
Du sang va être détourné, vers l'estomac, pour effectuer la digestion et, par ailleurs le muscle va créer un afflux de sang vers lui. Ce "partage" entre le muscle et la digestion aboutit à :
• un mauvais rendement musculaire
• une mauvaise digestion ( un "poids sur l'estomac" pendant le match).
Prenons l'exemple d'une compétition se déroulant à 20 heures:
• Petit déjeuner habituel.
• Déjeuner de même, en privilégiant les sucres lents.
• Une collation à 17 heures.
o café ou thé
o pain grillé
o un peu de beurre et de confiture
o riz au lait
o fruits
• Et, encore une fois, bien s'hydrater tout au long de la journée.
Enfin, un dernier mot pour le repas d'après match, qui est capital pour la récupération.
• soupe de légumes
• pas d'excès de viandes, préférer du poisson.
• des glucides lents
• fromage
• des fruits
• boire beaucoup, eau pure, Badoit, Vichy...
• pas d'alcool......!!....une ou deux bières à la rigueur (apport de vitamines B :)
Régime grossissant
Le but recherché est une augmentation de la masse maigre ( muscles ), sans augmenter la masse grasse.
Pour cela, associé à un entraînement spécifique, il faut favoriser l'assimilation des protides et leur transformation en muscles et, bien évidemment, sans avoir recours à des moyens illicites.
En l'absence d'entraînement, qui doit-être d'intensité comparable aux efforts de la compétition, ces protides en surplus ne seraient pas assimilés et seraient éliminés sous forme d'urée par le rein.
Cette augmentation des protides dans la ration journalière doit être progressive (risque de fatigue) et, associée à un apport hydrique important pour faciliter le travail d'élimination du rein.
En pratique, on peut augmenter la ration de viande ( en évitant toujours les viandes rouges) et la ration de laitage.
Il est possible également d'utiliser des poudres hyperprotidiques, pas plus de 60 grammes par jour et cette quantité sera atteinte progressivement.